Filière cervidés

Le cerf rusa ou cerf de Java a été introduit en Nouvelle-Calédonie en 1870. Présent uniquement sur la Grande Terre, il est qualifié d’espèce envahissante en raison de sa prolifération. Dévorant les feuilles et les écorces, il menace les équilibres naturels et notamment les espèces endémiques. Largement chassé par les Calédoniens, sa viande fait partie intégrante de la cuisine calédonienne.

Les premiers élevages sont apparus en 1985. La création de cette filière visait à diversifier les élevages calédoniens, à maîtriser la population de cerfs sauvages par la capture pour la mise en captivité et à valoriser à l’exportation cette viande rouge de bonne qualité et moins grasse que le bœuf. L'élevage de cervidés repose principalement sur la capture d'animaux sauvages qui sont ensuite embouchés au minimum trois mois sur les exploitations. Ce système participe activement à la régulation de la faune sauvage qui impacte fortement l’environnement. On recense une trentaine d'élevages sur la Grande Terre.

Depuis 2003, la production est en baisse. Aujourd’hui, alors que la consommation de viande de cerfs par les Calédoniens proviendrait à 90 % de l’autoconsommation, de dons et d’échange, le marché local est le premier débouché pour la viande de cerf d’élevage. Les exportations vers la métropole représentent environ 44 % des ventes. 

Les interventions de l'Erpa

  • Aide à l'exportation des viandes de cerfs dans le cadre du partenariat établi depuis 1995 entre l'ERPA, les éleveurs de cervidés de l'Etablissement D'Elevage des des Cervidés (EDEC) et l’Office de Commercialisation et d'Entreposage Frigorifique (OCEF) qui assure la commercialisation de la venaison locale à l'exportation pour le compte des membres de l'EDEC.

  • Aide à la transformation des viandes de cerfs : depuis 2000, on assiste à une progression importante des volumes de bas morceaux qui ont rencontré des difficultés d'écoulement. L'ERPA a mis en place une aide permettant à l'OCEF de ristourner des produits destinés essentiellement aux transformateurs.

  • Fonds de mutualisation des saisies : l'ERPA participe aux côtés des membres de l'EDEC à la création d'un fonds de mutualisation des saisies. L'objet est une indemnisation des carcasses saisies avec pour motif sanitaire «viande œdémateuse».

  • L’aide au transport des animaux en vifs. Mise en place en 2014, cette aide prend en charge le transport des animaux de l’exploitation jusqu’à l’abattoir de l’Office de Commercialisation et d'Entreposage Frigorifique (OCEF) de Bourail. Elle est de 14 F/kg carcasse.