Filière pêche hauturière

Une jeune filière d’une quinzaine d'années d'existence.

Des années 80 à 2000, les armements étrangers prédominaient dans la zone économique exclusive de la Nouvelle-Calédonie. Ce n'est qu'en 2001, date de la suspension des accords de pêche internationaux, que la filière calédonienne connait un essor considérable avec la création de six armements en 3 ans et une flotte de 29 navires dénombrés en 2003.

La production locale, de l’ordre de 2 500 t annuelles, est constituée de plus de 60 % de thons blancs. Les coûts de production calédoniens sont très élevés par rapport aux concurrents étrangers, l’approche des marchés internationaux n’est donc pas aisée même si la qualité des produits hauturiers locaux est irréprochable. Seuls le thon jaune et le bâchis offrent un retour positif sur les marchés exports quand les cours sont favorables. 

Le marché principal, également le plus rémunérateur pour le thon blanc, est celui du frais en local (poissonnerie et restauration). Peu extensible, il représente près de 800 t, soit environ 30 % des captures. Il est donc fragile et les 70 % restant doivent être régulés pour préserver son équilibre. C’est l’objectif principal des actions de l’ERPA.

Les interventions de l'Erpa

  • Aides aux jours de mer : l’ERPA soutient en amont l’activité de pêche, en servant une aide aux jours de mer permettant de réguler le prix de revient du poisson au cul du bateau.

  • Aides à la transformation des produits de la pêche, afin de poursuivre le développement de nouveaux débouchés pour le thon blanc sur le marché local, en substituant les importations de produits similaires.

  • Aides à l'exportation: des marchés de niches, rémunérateurs, sont explorés par les acteurs de la filière. Leur développement nécessite un accompagnement de l’ERPA.

  • Accompagnement de la filière au travers de la promotion des produits transformés. Ces produits sont commercialisés sous la marque commune et unique "Délices des Mers du Sud".